BAFL

Brakes Are For Losers

Client : Dear Villagers
Date : oct. 2017

Réalisation – Animation : Adrien Boutin
Composition – Sound Design : Aymeric Schwartz
Acteurs : Alain Duverger – Aline Krebs – Aymeric Schwartz – Julie Struyck

Contexte

Dear Villagers (anciennement Playdius) est un label de jeu vidéo indépendant. Nous avons réalisé plusieurs trailers pour divers jeux qu’ils ont édité. Alain, créateur du jeu BAFL, Brakes are for losers, a décidé de nous confier le trailer de sortie.

Brief

Les jeux vidéo sont complexes à mettre en image. Certains jeux vont demander beaucoup d’investissements de temps pour que le scénario se mette en place et ait de l’intérêt, tandis que d’autres peuvent avoir une sacrée différence entre le ressenti visuel et le ressenti manette en main.

Pour BAFL, c’est ce dernier cas. Il s’agit d’un jeu de voiture en vue du dessus, en plan fixe, reprenant les codes des jeux de voiture dans les années 80. Les voitures sont plutôt petites, les actions ciblées : il est très difficile de faire un focus dessus lors d’un trailer. Par contre, quand on y joue à plusieurs, ça se bataille sur le canapé.

Du coup, nous sommes partis de ce constat : reprenons la bataille sur canapé façon année 80.

Réalisation

Pour le tournage, nous avions 4 acteurs, à savoir Alain, le concepteur du jeu, Aline, la graphiste du jeu, Aymeric, le compositeur des musiques du jeu, et Julie, celle qui se charge des costumes et du maquillage pour le trailer.

Pour donner une ambiance années 80, il fallait 2 choses : beaucoup (beaucoup) de fumigènes et des lumières roses et mauves pétants. Cela fait du bien, car quand nous travaillons les lumières, il faut que ce soit fin, que ça adoucisse, que les ombres ne soient pas trop marquées, que les variations de couleurs soient perceptible, jamais vraiment visible… Dans cette vidéo, on a triplé toutes les gélatines qui traînaient au fond de la malle, et envoyer les watts.

En post-production, pour donner encore plus cet aspect année 80, nous avon beaucoup travaillé l’effet VHS, couleurs qui saturent, les stries de déformations, les bugs TV. Côté son, le travail d’Aymeric Schwartz fait la différence. Nous avons des distorsions sonores, un sound design fin qui rajoute un univers, mais aussi une prouesse musicale. Pour la partie gameplay, nous utilisons une musique très rapide, avec une batterie totalement folle. Pour le début, il fallait une ambiance posée, digne des plus grands nanars des années 80. Et pourtant, il a réussi à faire une transition naturelle, accompagné d’un décompte de départ de course. Un beau travail d’adaptation.

C’était un tournage intense, rester enfermé 10h dans des fumigènes n’est pas des plus reposant, mais très agréable. Chacun a pu amener son accessoire fétiche, quelque chose qui l’a marqué durant son enfance, réaliser un mouvement dans ce film obscure des années 80, ou rajouter sa petite idée qui fait tout (comme écraser son chewing-gum sur la manette).