RichesMonts

Spot des Francofolies

Client : Ubisign
Date : Juillet 2015

Scénarisation – Animation : Adrien Boutin
Illustration : Chloé Kast
Composition et Sound Design : Samuel Debout

Contexte

Lors du festival des Francofolies, entre 2 passages d’artistes, des spots sont diffusés sur des écrans géants. RichesMonts, spécialisé dans la raclette, cherche à étendre sa notoriété durant l’été. Pour cela, une équipe fait le tour des plus grand festivals d’été à bord d’un foodtruck pour proposer aux festivaliers des recettes d’été à base de raclette : bagel, wrap ou salade, il y en a pour tous les goûts.

 

Brief

Le client voulait une animation qui ressemble à un dessin animé pour un spot de 30 secondes. La base de l’histoire imposé est qu’une raclette des montagnes arrive en catastrophe sur la scène des Francofolies, se retrouve gêné, puis se mette à chanter pour enflammer la scène.

 

Nous avons dès lors ajouter quelques fioritures : le fait qu’un écureuil trouvant sa noisette provoque l’accident (référence à Scratch dans l’Âge de glace), qu’il se transforme en Elvis et qu’après un crowd surfin ou slam, il soit éjecté dans un bagel que le (vrai) public mangerait via une vue à la 1ère personne.

Réalisation

C’était la 1ère fois que l’on nous demandait une animation proche du dessin animé. De plus, le temps de réalisation était très court : nous avions 3 semaines pour tout boucler (design des personnages et décors, musique et animation). La difficulté dans cette production est principalement le travail de chaque détails et que tout soit calibré à la seconde prêt. Le contenu est dense, et il faut que ce soit 30 secondes pile.

 

La 1ère étape : le remaniement des personnages. Les personnages raclettes fournis n’étaient pas facilement animable. Il a fallu retravailler le design général pour qu’ils puissent être malléable, et qu’ils puissent avoir plusieurs expressions. Il s’agit d’une grande différence entre le graphisme print et l’animation, dans laquelle il faut réfléchir à plusieurs positions, expressions. Nous ne pouvons pas prendre de raccourcis, il nous faut un corps qui soit viable au niveau de son squelette.

L’animatique : une étape importante

La 2nde étape : l’animatique et la composition. L’animatique est un brouillon d’animation, c’est une animation sommaire se focalisant sur le rythme. Nous pouvons voir très rapidement si le rythme fonctionne, si tout sera lisible et compréhensible, et savoir si les variations de tempo donnent quelque chose d’agréable à suivre. On en profite pour caler la musique, et réajuster si nécessaire. Plusieurs allers-retours entre l’animateur et le compositeur sont réalisés pour que la musique et l’animation soit cohérentes, et que tout tienne sur 30 secondes pile.

 

L’animatique sert aussi d’étape de validation auprès du client. Si nous ne validons pas cette étape et partons directement à la réalisation, s’il y a une modification de rythme ou de placement demandé, ce sont des jours de travails perdues à recommencer. Sur 3 semaines de délais, nous ne pouvons pas nous le permettre.

 

La dernière étape : l’animation. Après avoir tout validé, vient l’animation, et celle-ci était corsée. Lorsque nous regardons la plupart des motions (y compris les nôtres) avec des personnages, ils sont parfois un peu rigide. Cela s’explique par des outils qui sont très pratiques pour animer facilement des personnages. Dans ce spot, nous devions passer par une pléthore d’émotions, de gestes et de pivots du personnage. Du coup, il n’y  pas d’outils pouvant réellement aider à animer un personnage avec une telle palette d’émotions (du moins pas à ce moment-là), et il fallait le faire à la limite de l’images par images.

 

Avec plus de 300 éléments animés et synchronisés à la musique, ce fût un véritable casse tête qui eu son petit effet. Ce fût un véritable challenge très exaltant.